David Toolooktook
« Il semble y avoir plus de grizzlis. La chasse aux caribous n'est normalement pas perturbée. Pourtant, certaines personnes ont chassé à Aberdeem. Ils avaient vingt caches et chacune était vide ».
« Il semble y avoir plus de grizzlis. La chasse aux caribous n'est normalement pas perturbée. Pourtant, certaines personnes ont chassé à Aberdeem. Ils avaient vingt caches et chacune était vide ».
« Nous avons remarqué beaucoup de changements, comme le fait que le ciel est rarement dégagé maintenant. Il y a des nuages ou de la brume. Le temps est toujours laiteux (qaqurnaqtuq) et on peut difficilement voir le sol. Nous n'avons plus de ciels dégagés et de très bonne visibilité. Le mot traditionnel pour ce phénomène est pujurattuq, et il y en a beaucoup maintenant. Ce n'est pas de l'ihiriaqtuq (fumée de feux), même s'il y en a beaucoup de nos jours, même lorsque le ciel est clair. Il y en a beaucoup [de pujurattuq] même lorsque le ciel est dégagé… ».
Iqaluit, formerly known as Frobisher Bay, is the business and government centre for the Baffin region and the capital of the territory of Nunavut. Located on the southern portion of Baffin Island on Koojesse Inlet and home to over 7.060 people, Iqaluit is the largest community in Nunavut and the gateway to the Arctic from Eastern Canada.
« Quand nous campions dans un igloo, nous bâtissions l'igloo près du lac. Nous entendions constamment la glace craquer. C'était sans arrêt, très fort comme le tonnerre. Maintenant, nous n'entendons plus ces bruits. Ça arrive à l'occasion, mais avant ça se produisait tout le temps ».
« Quand j'étais jeune, mon père allait tagjaq (dans les terres) et devait traverser des rivières et des ruisseaux. Aujourd'hui, ces endroits sont secs. Nous nous sommes rendus, il y a quelques années, à un endroit où mon père allait fréquemment chasser. Avant nous pouvions remplir nos canots au maximum et apporter tous nos chiens, mais tout est sec maintenant ».
À l’aide d’études de cas approfondies, ce projet permettra de déterminer et de caractériser la vulnérabilité des systèmes alimentaires aux changements climatiques dans quatre centres inuits régionaux (CIR) (Iqaluit, Arviat, Inuvik et Kuujjuak) et d’obtenir ainsi une base pour déterminer où l’adaptation peut s’amorcer.
« L'intensité du vent a augmenté. Nous nous demandons parfois si nos cabanes et nos affaires s'envoleront. Ces jours-là, il faut tout attacher. Le vent est vraiment plus fort qu'avant ».
« [Un] élément à mentionner est le rythme des saisons. Les saisons ne se suivent plus comme avant. Auparavant, nous savions ce qui se produisait chaque saison. Par exemple, lorsque vous caliez dans la neige, vous saviez quand theaujaq (l'été) ou upinngaaq (le printemps) arriveraient. Nos connaissances traditionnelles nous permettaient de savoir ce qui se produirait à différents moments, mais nous ne pouvons plus rien prévoir. Les gens comme moi sont désorientés.
Dans quelle mesure la navigation se développera-t-elle dans les passages du Nord-Ouest et du Nord-Est, et de quel type sera-t-elle : navigation de transit, de pêche, de tourisme ou de transport associé à l’extraction des ressources naturelles?
« Traditionnellement, nous utilisions les bancs de neige comme repères, surtout lorsque nous voyagions à la noirceur. Nous les gardions à portée du regard pour nous assurer que nous nous dirigions dans la bonne direction, vers notre igloo. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus nous en servir pour nous orienter, car ils ne pointent plus dans la même direction qu'avant ».